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Les mensonges sur la nécessité des bombardements atomiques sur Hiroshima et sur Nagasaki ou un véritable crime contre l'humanité, jamais condamné !

Pour justifier un tel crime et répondre au choc légitime provoqué par l'horreur des effets de la bombe, Truman, le président américain qui ordonna l'holocauste nucléaire, ainsi que son complice Winston Churchill répandirent une fable aussi cynique que mensongère. A les entendre, l'emploi de l'arme atomique aurait épargné la vie d'environ un million de vies humaines, pertes qu'aurait selon eux nécessairement entraîné l'invasion du Japon par les troupes US. En somme, malgré les apparences, les bombes qui ont ravagé Hiroshima et Nagasaki et qui continuent encore cinquante ans après à dispenser la mort, seraient des bombes pacifistes ! Or, ce mensonge particulièrement odieux est totalement démenti par de nombreuses études historiques émanant de la bourgeoisie elle-même.

Hiroshima en ruine

 

Lorsqu'on examine la situation militaire du Japon au moment où l'Allemagne capitule, on constate que celui-ci est déjà totalement vaincu. L'aviation, arme essentielle de la seconde guerre mondiale, y est exsangue, réduite à un petit nombre d'appareils généralement pilotés par une poignée d'adolescents aussi fanatisés qu'inexpérimentés. La marine, tant marchande que militaire, est pratiquement détruite. La défense antiaérienne n'est plus qu'une gigantesque passoire, ce qui explique que les B 29 US aient pu se livrer à des milliers de raids durant tout le printemps 1945 sans pratiquement essuyer de pertes. Et cela, c'est Churchill lui-même qui le souligne dans le tome 12 de ses mémoires ! 

 

Hiroshima l'ombre d'elle-même

 

Une étude des services secrets US de 1945, révèle quant à elle que :

"Conscient de la défaite, l'empereur du Japon avait décidé dès le 20 juin 1945 de cesser toute hostilité et d'entamer à partir du 11 juillet des pourparlers en vue de la cessation des hostilités" . 

Or, bien que parfaitement au courant de cette réalité, Truman, après avoir été informé du succès du premier tir expérimental nucléaire dans les sables du désert du Nouveau Mexique en Juillet 1945, et ce au moment même où se tient la conférence de Potsdam entre lui-même, Churchill et Staline, décide alors d'utiliser l'arme atomique contre les villes japonaises. Qu'une telle décision ne soit en aucune façon motivée par la volonté de précipiter la fin de la guerre avec le Japon est également attesté par une conversation entre le physicien Léo Szilard, l'un des pères de la bombe, et le secrétaire d'État américain, J. Byrnes. A Szilard qui s'inquiétait des dangers de l'utilisation de l'arme atomique, J. Byrnes répond qu'il "ne prétendait pas qu'il était nécessaire d'utiliser la bombe pour gagner la guerre. Son idée était que la possession et l'utilisation de la bombe rendraient la Russie plus contrôlable".

 

Les villes d'Hiroshima et de Nagasaki sont rasées

 

Et s'il était encore besoin d'une argumentation supplémentaire, laissons parler certains des plus hauts dirigeants de l'armée américaine elle-même. Pour l'amiral W. Leahy, chef d'état major, "Les japonais étaient déjà battus et prêts à capituler. L'usage de cette arme barbare n'a apporté aucune contribution matérielle à notre combat contre le Japon." C'est un avis que partageait aussi Eisenhower.

La thèse de l'utilisation de l'arme atomique pour forcer le Japon à capituler et stopper la boucherie ne correspond à aucune réalité. C'est un mensonge forgé de toutes pièces pour les besoins de la propagande guerrière, un des fleurons du gigantesque bourrage de crâne qu'a nécessité la justification idéologique de ce plus grand massacre de l'histoire que fut la guerre de 1939-45, de même que la préparation idéologique de la guerre froide. 

 

Vestiges de l'Holocauste

 

Et il convient de souligner que, quels que soient les états d'âme de certains membres de la classe dominante, devant l'utilisation de cette arme terrifiante qu'est la bombe nucléaire, la décision du président Truman, est tout sauf celle d'un fou ou d'un individu isolé. Elle est au contraire l'expression d'une logique implacable, celle de l'impérialisme et cette logique signifie la mort et la destruction de l'humanité au profit de l'élite dirigeante. 

 

 

L'objectif réel du largage des bombes atomiques

Churchill et son gouvernement apportèrent un soutien unanime à la décision de Truman de faire procéder à des bombardements atomiques sur les villes japonaises.

Que cela entraîne la mort, dans d'atroces souffrances, de centaines de milliers d'êtres humains laissait de marbre ce "Grand défenseur du monde libre", ce "sauveur de la démocratie" .

 

Imaginez l'enfant qui portait ces vêtements !

 

Lorsque Churchill apprit la nouvelle de l'explosion d'Hiroshima, il... sauta de joie et l'un de ses conseillers, Lord Alan Brooke, précise même : "Churchill fut enthousiaste et se voyait déjà en mesure d'éliminer tous les centres industriels de la Russie et toutes les zones à forte concentration de population". Voilà ce que pensait ce défenseur de la civilisation et des irremplaçables valeurs humanistes à l'issue d'une boucherie ayant fait 50 millions de morts ! 

 

Enfant orphelin rescapé d'Hiroshima

 

L'holocauste nucléaire qui s'est abattu sur le Japon en août 1945, cette manifestation terrifiante de la barbarie absolue qu'est devenue la guerre, ne fut donc en aucune façon perpétrée par la "Blanche démocratie" américaine pour limiter les souffrances dues à la poursuite de la guerre avec le Japon, pas plus qu'elle ne correspondait à un besoin militaire.

 

Restes du Genbaku Dôme d'Hiroshima

 

Son véritable objectif était d'adresser un message de terreur à l'URSS pour forcer cette dernière à limiter ses prétentions impérialistes et à accepter les conditions de la "Pax americana". Plus concrètement, il fallait immédiatement signifier à l'URSS qui, conformément aux accords de Yalta, déclarait au même moment la guerre au Japon, qu'il était hors de question pour elle de tenter de participer à l'occupation de ce pays, contrairement au cas de l'Allemagne. Et c'est pour que ce message soit suffisamment fort que l'État américain lança une deuxième bombe contre une ville d'importance mineure sur le plan militaire, à savoir Nagasaki, où l'explosion anéantit le principal quartier ouvrier ! C'est aussi la raison du refus de Truman de se ranger à l'avis de certains de ses conseillers pour lesquels l'explosion d'une bombe nucléaire sur une zone peu peuplée du Japon eut été amplement suffisante pour amener le Japon à capituler. Non, dans la logique meurtrière, la vitrification nucléaire de deux villes était nécessaire pour intimider Staline, pour rabattre les ambitions de l'ex-allié soviétique. 

 

La première attaque atomique de l'histoire

 

Champignon atomique de l'explosion sur Nagasaki

 

Pour la mise au point de la bombe atomique, l'État américain a mobilisé toutes les ressources de la science et les a mises au  service de l'armée. Deux  milliards de dollars de l'époque furent consacrés au projet "Manhattan" mis sur pied par ce grand humaniste qu'était Roosevelt. Toutes les universités du pays apportèrent leur concours. Y participèrent directement ou indirectement les plus grands physiciens, de Einstein à Oppenheimer. Six prix Nobel travaillèrent à l'élaboration de la bombe. Cette gigantesque  mobilisation de toutes les ressources scientifiques pour la guerre exprime une volonté exacerbée d'arriver à ses fins.

 

Hiroshima

 

Les États-Unis ont largué sur le Japon, deux bombes atomiques de destruction massive, une sur Hiroshima le 6 Août 1945, puis une autre le 9 Août, 1945, sur Nagasaki. Alors que le Japon essayait encore de comprendre pourquoi un tel déchainement de violence et de dévastation, les États-Unis ont de nouveau frappé, trois jours plus tard, cette fois, sur Nagasaki.

Genbaku Dôme d'Hiroshima avant / après

 

Ces bombes atomiques, équivalentes à 20.000 tonnes de TNT, ont rasé les villes, tuant plusieurs dizaines de milliers de civils. Un véritable crime contre l'humanité, jamais condamné.

Les deux bombes atomiques lâchées sur le Japon en août 1945 firent, au total, 522 000 victimes. De nombreux cancers du poumon et de la thyroïde ne se déclarèrent que dans les années 1950 et 1960 et, aujourd'hui, les effets de l'irradiation continuent encore de faire des victimes : les leucémies sont dix fois plus nombreuses à Hiroshima que dans le reste du Japon ! 

 

 

Hiroshima

 

Trajets des bombardiers B-39 et point de largage sur Hiroshima

 

Hiroshima est la capitale de la préfecture de Hiroshima et la ville la plus importante de la région de Chugoku. Elle se situe sur la côte Nord de la mer intérieure de Seto , sur l'île de Honshu, à l'ouest du Japon.

La ville étant entre autres le siège de la Deuxiéme armée générale (Dai-ni Sogun) crée le 8 avril 1945 à partir de la dissolution du Commandement de la défense générale (Boei Soshireibu) chargée de la défense de l'ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes.


Epicentre de l'explosion

 

Hiroshima fut un centre stratégique assurant la défense terrestre de tout le sud du Japon ainsi qu'un centre industriel de première importance. Juste en face du port de la ville, sur l'île d' Okunoshima, était établie une usine de fabrication de gaz toxique affiliée au réseau d'unités de recherche de Shiro Ishii. Avec l'expansion de l'empire, différents types d' armes chimiques y furent produites comme le gaz moutarde, l'ypérite, le lewisite et le cyanure. Ces gaz étaient notamment utilisés contre les soldats et les civils chinois ainsi que dans les expérimentations sur des humains par les unités de Shiro Ishii.

 

Genbaku Dôme d'Hiroshima

 

 

Le lundi 6 Août 1945, à 02h45 heures, un bombardier B-29, "l'Enola Gay", a décollé de Tinian, une île du Pacifique Nord dans l'archipel des Mariannes, situé à 1500 miles au sud du Japon.

Un équipage de douze hommes se trouvait à bord pour s'assurer que cette mission secrète s'était bien déroulée. Le pilote, Le colonel Paul Tibbets, a surnommé le B-29 "Enola Gay" en souvenir de sa mère. Juste avant le décollage, le surnom de l'avion a été peint sur le côté.

Le "Enola Gay" était un B-29 Superfortress (44-86292), qui faisait partie du 509th.

Afin de transporter une charge aussi lourde que la bombe atomique, l'Enola Gay a été modifiée :

•  Nouvelles hélices

•  Des moteurs plus puissants

•  Une ouverture plus rapide des portes de la soute à bombes.

(Seulement quinze B-29 ont subi cette modification.) Malgré le fait qu'ils aient été modifiés, ils devaient utiliser toute la piste pour gagner la vitesse nécessaire au décollage.

Le "Enola Gay" a été escorté par deux autres bombardiers qui transportaient des caméras et toute une variété d'appareils de mesure. Trois autres avions avaient décollé plus tôt afin de vérifier les conditions météorologiques vers les cibles potentielles.

La bombe atomique, "Little Boy" était accrochée par un crochet au plafond de l'avion. Le Capitaine de vaisseau William S. Parsons, chef de la Division munitions du "Projet Manhattan". La bombe, recouverte de signatures et d'injures à l'adresse des Japonais est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 min 2 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 600 mètres du sol, à la verticale de l'hôpital Shima situé au cur de l'agglomération.

Depuis le début, Parsons avait joué un rôle dans le développement de la bombe, et il était maintenant responsable de l'armement de la bombe en vol. Environ quinze minutes après le décollage (03h00), Parsons a commencé à armer la bombe atomique, il lui aura fallu quinze minutes.

Parsons se disait tout en armant "Little Boy" : "Je savais que la bombe était pour les Japonais, mais je n'ai ressenti aucune émotion particulière."

"Little Boy" a été créé avec de l'uranium-235, un isotope radioactif de l'uranium. Cette bombe atomique à uranium-235, d'un coût de recherche de 2 milliards de dollars, n'avait jamais été testée.

C'était aussi la première fois que l'on larguait d'un avion à basse altitude, une bombe atomique.

Certains scientifiques et politiciens ont fait pression sur le gouvernement pour qu'il n'avertisse pas le Japon du largage de la bombe, afin que les États-Unis ne soient pas décrédibilisés au cas où la bombe aurait mal fonctionné.

Il y eut quatre villes de choisies comme cibles potentielles : Hiroshima, Kokura, Nagasaki, et Niigata (Kyoto était le premier choix, jusqu'à ce qu'elle soit retirée de la liste par le secrétaire à la guerre, Henry L. Stimson).

Ces villes ont été choisies parce qu'elles avaient été relativement épargnées pendant la guerre.

Le Comité qui déterminait les cibles, voulait que la première bombe soit suffisamment spectaculaire pour que la puissance de cette arme soit reconnue internationalement.

Le 6 Août 1945, le choix de la première cible a été Hiroshima, car le temps était clair.

A 08h15 (Heure locale), la porte de la soute de "l'Enola Gay" s'ouvrit et laissa tomber "Little Boy". La bombe a explosé à 1.900 pieds (Environ 600 mètres). au-dessus de la ville et a manqué la cible "le pont Aioi" de seulement 800 pieds.

Un comble ! L' "Enola Gay" atterrit six heures plus tard à Tinian. Son équipage est aussitôt décoré.

 

L'Enola Gay et les répliques des 2 bombes "Little Boy" et "Fat Man"

 

 

Le sergent-chef George Caron, le mitrailleur de queue, décrit ce qu'il a vu :

"La vue du nuage champignon était spectaculaire, c'était une masse bouillonnante de fumées de couleurs gris-violet et on pouvait voir sont centre, un cur rouge qui brûlait à l'intérieur. Cela ressemblait à de la lave ou à de la mélasse recouvrant toute une ville "

Le nuage est estimé avoir atteint une hauteur de 40.000 pieds (environ 12000 mètres).

Le capitaine Robert Lewis, le copilote, a déclaré : "Là où nous avions clairement vu une ville, deux minutes avant, nous ne pouvions plus rien voir".

"Nous avons pu voir la fumée et le front de flammes ramper sur les flancs des montagnes." Au retour, les aviateurs verront pendant 500 kilomètres le champignon qui, en deux minutes, a atteint 10 000 mètres d'altitude.

Les deux tiers de la ville d'Hiroshima ont été détruits. Dans un rayon de 5 kms, l'explosion a rasé 60.000, des 90.000 bâtiments. Les tuiles en terre cuite avaient fondu. La chaleur et l'onde de choc avaient laissé des traces sur les bâtiments et sur les autres surfaces dures. Le métal et la pierre avaient fondu.

 

Remarquez la trace que le corps a laissé sur la pierre !

 

Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l'explosion.

Contrairement à de nombreux autres bombardements, l'objectif de ce raid n'avait pas été de détruire des installations militaires, mais plutôt une ville entière.

La bombe atomique qui a explosé sur Hiroshima a tué en plus de soldats, des civils : femmes et enfants.

Après l'explosion, la population d'Hiroshima a été estimée à 350.000 habitants, Cela représente environ 70 000 morts par l'explosion dont un tiers de militaires,et encore 70 000 morts par les rayonnements (Pendant les cinq ans suivants).

 

La température était tellement importante que tout a fondu

 

 

Un survivant a décrit les blessures infligées aux personnes :

 

Un survivant d'Hiroshima

Les personnes apparaissaient . . ., ils avaient tous la peau noircie par les brûlures. . . . Ils n'avaient plus de cheveux parce que leurs cheveux avaient brûlé, et vous ne pouviez pas dire au premier coup d'il, si les personnes étaient de face ou de dos. . . . Ils tenaient leurs bras pliés en avant « comme ceci » . . et la peau sur leurs mains, mais aussi sur leur visage et leurs corps pendaient. . . . S'il y avait eu seulement une ou deux personnes comme cela. . . peut-être que cela ne n'aurait pas autant choqué. Mais partout où j'allais, je rencontrais des gens décharnés et défigurés. . . . Beaucoup d'entre eux sont morts en route, je peux encore les voir dans mon esprit comme des fantômes.

 

Hiroshima 54 jours d'enfer

Le journal , interdit jusqu'en 1955 du Docteur Michihiko Hachiya.

 

 

Imaginez la souffrance des survivants rongés par les radiations !

 

 

Nagasaki

Alors que le peuple Japonais essayait de comprendre la dévastation d'Hiroshima, les États-Unis préparaient une seconde mission de bombardement.

Le deuxième largage n'a pas été retardé afin de donner le temps au Japon de se rendre, mais les scientifiques attendaient une quantité suffisante de plutonium-239 pour confectionner la deuxième bombe atomique. Le 9 Août, 1945, seulement trois jours après le bombardement d'Hiroshima, un autre B-29, le "Bock's Car", a quitté Tinian à 3:49 am.

 

La température était tellement importante que rien n'a résisté

 

Le choix premier pour ce bombardement avait été Kokura. Mais la brume au-dessus de Kokura empêchait l'observation de la cible à bombarder, le "Bock's Car" a continué sur sa deuxième cible. A 11h02, la bombe atomique, "Fat Man", a été largué sur Nagasaki.

La bombe atomique a explosé 1,650 pieds au-dessus de la ville, cette bombe toucha l'Urakami, le secteur nord de la ville. Ce quartier à prédominance chrétienne (On y comptait 15 000 chrétiens avant la guerre, mais 10 000 ont été victimes de l'explosion) La cathédrale d'Urakami a été détruite, puis reconstruite en 1959 (C'est le plus grand sanctuaire chrétien du Japon).

L'épicentre de l'explosion a été matérialisé par un simple bloc de marbre (Parc de l'épicentre). Ce parc, présente aussi des reliques recueillies aux alentours.

En commémoration, un parc de la paix a été créé, on y trouve la statue de la paix, ainsi que le musée de la bombe atomique le "Nagasaki Genbaku Shiryokan".

 

Malgré une topographie valonnée,

une grande partie de Nagasaki fut détruite

 

Fujie Urata Matsumoto, un survivant, partage une scène:

Le champ de citrouilles en face de la maison a été complètement soufflé. Rien de la récolte n'a été épargné, mais à la place des citrouilles, se trouvait la tête d'une femme. J'ai regardé son visage pour voir si je la connaissais. C'était une femme d'environ quarante ans. Elle devait venir d'une autre partie de la ville, je ne l'avais jamais vu ici. Une dent en or brillait dans sa bouche grande ouverte. Une poignée de cheveux roussis pendait sur sa tempe gauche et se balançait dans sa bouche. Ses paupières ont été ouvertes, montrant les trous noirs de ses yeux brûlés. Elle avait sans doute regardé le flash et s'était brûlé les yeux.

 

Tout fut vitrifié et brulé par la chaleur intense le l'explosion

 

Environ 40 pour cent de Nagasaki a été détruit. Heureusement pour les civils qui vivaient à Nagasaki, bien que cette bombe atomique fût beaucoup plus puissante que celle d'Hiroshima, le relief de Nagasaki a empêché la bombe de faire autant de dégâts. Pourtant, beaucoup de civils ont été décimés. Sur une population de 270.000, environ 70.000 personnes sont mortes avant la fin de l'année.

 

 

Après la bombe

Hiroshima fut entièrement reconstruite après la guerre. À l'initiative de son maire, Shinzo Hamai , elle fut proclamée Cité de la Paix par le parlement japonais en 1949.

 

Les militaires japonais honorent leurs morts

 

En guise de témoignage, les ruines du Genbaku Dome, l'un des seuls bâtiments à ne pas avoir été entièrement détruits par l'explosion, furent conservées.

 

Cénotaphe : sous cette arche la liste de plus

de 200 000 noms de victimes de la bombe A

 

La reconstruction de la ville intègre un Musée de la Paix, dont les bâtiments ont été conçus par l'architecte Kenzo Tange. Un vaste parc, le Parc de la Paix, s'étend sur 12 hectares, à proximité de l'hypocentre de l'explosion, dans lequel chaque année, le 6 août, une cérémonie commémorative est organisée.

 

Musée de la paix d'Hiroshima

 

Ce parc abrite de nombreux monuments à la mémoire des victimes de la bombe. Le cénotaphe contient le nom de toutes les victimes connues de la bombe, une flamme de la paix y brûle, destinée à rester allumée tant que des armes nucléaires existeront.

 

Cérémonie commémorative en hommage aux 250 000 victimes

A Hiroshima, une dimension personnelle du deuil ... des lanternes en papier personnalisées ont été déposées par des Japonais sur la rivière Motoyasu.

 

 

 

Les leçons de ces terribles évènements 

En premier lieu, que ce déchaînement inouï de la barbarie est tout sauf une fatalité, dont l'humanité serait la victime impuissante. Cela jusqu'à finir transformé en une gigantesque masse de chair à canon que l'on pouvait utiliser à merci. 

A l'opposé du grand mensonge développé, lequel présente la guerre de 1939-45 comme une guerre entre deux "Systèmes", l'un fasciste, l'autre démocratique, les cinquante millions de victimes de cet immense carnage ne sont autres que celles d'un système.

Vestiges du Genbaku Dôme d'Hiroshima

 

La barbarie, les crimes contre l'humanité n'ont pas été l'apanage du seul camp fasciste.

Les prétendus "Défenseurs de la civilisation" rassemblés sous la bannière de la Démocratie, à savoir nos fameux "Alliés" ont les mains tout aussi souillées de sang que celles des "Puissances de l'Axe" et le déchaînement du feu nucléaire en août 1945, même s'il est particulièrement atroce, n'est qu'un des nombreux crimes perpétrés tout au long de la guerre.  

L'horreur d'Hiroshima signifie aussi le début d'une nouvelle période où la guerre permanente est devenue le mode de vie quotidien. Si le traité de Versailles annonçait la prochaine guerre mondiale, la bombe sur Hiroshima marquait, quant à elle, le réel début de ce qu'on a appelé "La guerre froide" et qui allait ensanglanter les quatre coins de la planète pendant plus de 40 ans.

 

Cloche de la paix d'Hiroshima

 

Derrière les discours hypocrites sur le danger de la prolifération nucléaire, chaque État met tout en ouvre, qui, pour se doter d'un tel arsenal, qui, pour perfectionner l'arsenal existant.

L'horreur de l'utilisation de l'arme nucléaire n'appartient donc pas à un passé révolu, mais représente au contraire, le futur que nous réservent nos dirigeants.

 

 

La légende du pliage des milles grues et Sadako Sasaki, "la Grue de Papier"

"Le 6 août 1945 à 8h15 du matin, la première bombe atomique explosa environ 580 mètres au-dessus du centre ville d'Hiroshima au Japon. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire la ville fut pulvérisée au milieu d'une plaine écorchée. De nombreuses vies furent détruites ce jour-là. Sadako avait alors deux ans et se trouvait à deux kilomètres du lieu de l'explosion. La plupart de ses voisins furent tués mais Sadako ne fut pas blessée ou ne sembla pas l'être sur le moment.

 

Sadako Sasaki

Décédée à l'age de 12 ans

 

En 1954, après une compétition de course à pied  Sadako fut prise de vertiges qui nécéssita son hospitalisation. On lui annonça qu'elle était atteinte de leucémie.

Sadako Sasaki fut diagnostiquée "Hibakusha", c'est à dire une condamnée de la bombe, à cause du rayonnement radioactif auquel son corps à été exposé durant l'explosion...

La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l'ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Au Japon, une ancienne croyance veut que quiconque confectionne mille grues en origami voit un vu exaucé. Sadako s'attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir ...

Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu'elle pouvait trouver, jusqu'aux étiquettes de ses flacons de médicament.

L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 356 grues restante et lancèrent un appel pour récolter des fonds afin de construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants affectés par la bombe.

 

Mémoriale Sadako Sasaki

 

Aujourd'hui, dans le Parc de la Paix d'Hiroshima, se dresse une statue de Sadako placée sur un piédestal en granit et tenant une grue en or dans ses bras ouverts. À sa base se trouve cette inscription :

"Ceci est notre cri. Ceci est notre prière. Paix dans le monde"

 

Mémoriale Sadako Sasaki

 

Un Haïku à même été composé dans une adaptation de son martyr en film :

"J'écrirai la paix sur tes ailes et tu voleras de par le monde pour que plus jamais les enfants ne meurent ainsi."

Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les Origami sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.

 

 

Aujourd'hui

Avec le cinquantième anniversaire des holocaustes d'Hiroshima et de Nagasaki, le cynisme et le mensonge ont atteint de nouveaux sommets.

Car cette barbarie ultime ne fut pas perpétrée par un dictateur ou un fou sanguinaire, mais par la "Très vertueuse démocratie" américaine.

 

Colline mémoriable d'Hiroshima

Ancienne fosse commune, où ont été enterrés les corps non reconnus ou non réclamés

 

Pour justifier ce crime monstrueux, les gouvernements alliés ont répété sans vergogne, le mensonge colporté à l'époque de ces sinistres évènements, selon lequel la bombe atomique n'aurait été utilisée que pour abréger et limiter les souffrances causées par la poursuite de la guerre avec le Japon.

 

La nature a repris ses droits

 

Certains dignitaires américains ont même récemment poussé le cynisme jusqu'à vouloir faire éditer un timbre anniversaire ainsi légendé : "Les bombes atomiques ont accéléré la fin de la guerre. Août 1945".

 

Cérémonie du 65e anniversaire de l'explosion de la bombe atomique

sur Nagasaki (sans les Etats-Unis ! )

le 9 août 2010

 

Cet anniversaire fut l'occasion, pour le premier ministre américain de présenter au nom des États-Unis et pour la première fois, des excuses au Japon pour les crimes commis durant la seconde guerre mondiale.

 

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