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La musique traditionnelle japonaise comporte des chanteurs de musique traditionnelle en Kimono, de la musique traditionnelle au Koto, etc.

Les instruments musicaux ont chanté l'âme du Japon et exercé leur emprise sur les curs japonais durant des siècles.

Si les instruments à vent japonais ont plus de mille ans d'histoire, l'on a pu voir encore l'introduction d'un instrument à cordes aussi tard qu'au 18éme siècle. Mais tous ont contribué à l'enrichissement de la palette sonore de la musique japonaise qui a effectué son évolution de concert avec les arts de la scène traditionnels.

À moins d'être un amateur éclairé, toute pièce de musique japonaise traditionnelle doit ressembler assez fort à une autre. Ce qui sera surtout le cas lorsque les exécutants, vêtus de leurs costumes traditionnels, jouent des instruments tels que le Shamisen et le Shakuhachi .

 

 

Or, à l'heure actuelle, les experts classent la musique japonaise traditionnelle en cinquante, voire quatre-vingts genres.

Seuls quelques genres sont purement instrumentaux, car la grande majorité sont des chants avec accompagnement instrumental. Toute musique vocale ne possède qu'une seule ligne mélodique, même lorsqu'il y a plus d'un chanteur. Et la plupart des chants sont accompagnés par seulement un type d'instrument.

La musique japonaise traditionnelle se classifie suivant l'articulation du chanteur, le type d'instrument, et enfin, suivant le timbre (Couleur tonale) à la fois de la voix et de l'instrument. Par exemple, si les récitatifs de ballades Gidayu-bushi dans le Bunraku, les chants de Tokiwazu-bushi , dans le Kabuki et les chants lyriques Naga-uta se chantent tous avec accompagnement du Shamisen, nous les classons dans des genres différents lorsque diffèrent les timbres de voix ou d'instruments. En d'autres termes, chaque genre possède son propre timbre vocal et instrumental.

Même ainsi, il existe très peu de différence de timbre entre un genre et le suivant. Et ceci est vrai tant pour la voix que pour les instruments. Dans nombre de cas, seul un expert en la matière pourra dire à quel genre ressortit le morceau entendu. Ce nonobstant, estimant que de telles différences, toutes subtiles puissent-elles être, ont leur importance, les musiciens veillent à ce qu'un timbre ne soit pas confondu ou n'aille pas se mêler à un autre. C'est ce souci qui explique une telle minutie de détail dans la classification des genres.

Et cette préoccupation extrême pour les plus légères différences dans les timbres se matérialise plus concrètement, sinon plus fortement, dans la forme des instruments utilisés et le style de l'exécution qu'ils permettent.

 

 

Les instruments musicaux japonais traditionnels, tout comme les instruments d'autres pays, peuvent être groupés en trois grandes catégories : percussions, vents et cordes.

 

LES PERCUSSIONS :

 

KOTSUZUMI

Petit tambour en forme de sablier utilisé dans le théâtre Nô au Japon. L'instrument est posé sur l'épaule droite, la peau avant est frappée avec les doigts de la main droite tandis qu'avec l'autre main, le joueur appuie sur le laçage pour tendre les membranes et hausser la note. Pour agrémenter la sonorité, il lui arrive de placer des bandes de papier sur la peau qui ne se frappe pas. L'instrument se compose d'une caisse en cerisier (25 cm de longueur) recouvert d'une laque ornementale, de peaux en cuir de cheval, tendues sur des cercles de fer et reliées à la caisse par des tresses de lin. La plus ancienne description connue de l'instrument a été retrouvé dans une tombe remontant au 7éme siècle avant J.C.

 

Motchizuki Takinojo, Joueur de Kotsuzumi

 

 

 

 

 

TAIKO

Taiko veut dire tambour en Japonais, mais ce mot est généralement utilisé en dehors de ce pays pour désigner les différentes formes de tambours Japonais. Les Nippons préfèrent utiliser le terme plus spécifique Wadaiko, (Littéralement tambour japonais ).

Le Wadaiko est associé depuis longtemps à l'histoire du Japon.

On en trouve déjà des traces au 6éme siècle dans les sépultures sous tumulus (Kofun) sur le pourtour et au sommet desquelles certains Haniwa, sorte de figurines anthropomorphes en terre cuite, sont représentées un tambour à la main.

À cette époque, plusieurs instruments de musique sont introduits au Japon au cours d'échanges avec d'autres pays de l'Asie de l'Est. Entre le 5éme et le 7éme siècle, des musiciens originaires de la péninsule coréenne se rendent au Japon pour y pratiquer leur art.

 

 

Joueurs de Taiko

 

 

Grâce au développement du Nô au Moyen Age et du Kabuki à l'époque d'Edo (1603-1868), le Taiko a vu son usage croître et sa maîtrise s'enrichir puisqu'il accompagnait les représentations.

Le Taiko s'est également développé sous le patronage des grands temples Bouddhistes du pays. Ils diffèrent selon les régions du Japon dont ils accompagnent les cérémonies et autres manifestations populaires.

Ces derniers temps, le Wadaiko est de nouveau à la mode, grâce aux nombreux festivals traditionnels. De nombreux groupes ont été fondés et combinent différents tambours. Ils se produisent tant au Japon qu'à l'étranger. L'un des plus célèbres aujourd'hui au Japon, Kodo, est originaire de l'île de Sado, où la pratique est assimilée à une voie, tout comme un art martial.

 

Entre tradition et modernité

Robot jouant du Taïko

 

 

LES INSTRUMENTS A VENTS :

 

SHAKUHACHI

La flûte de bambou appelée Shino-bue. Lorsqu'il accompagne un chanteur dans une pièce de Kabuki, le flûtiste choisira dans la gamme des douze Shino-bue s'offrant à lui celle qui présente le registre de tonalités souhaitées. Dans les festivals locaux, on recourra généralement à deux ou trois Shino-bue pour la même raison. Ces exemples montrent combien les musiciens se donnent de peine afin de produire le timbre exact exigé par la musique interprétée.

 

 

Joueur de Shakuhachi, flûte de bambou

 

 

 

 

SHINOBUE

La petite flûte traversière en bambou Shinobue est utilisée au Japon dans divers styles dont le Minyo, le Nagauta, la musique accompagnant les festivals (Hayashi), le Kabuki ...

La flûte est percée de 7 trous de jeu, l'intérieur est laqué. Elle donne une gamme diatonique majeure plus une altération permettant de jouer les modes les plus usités en musique japonaise. La flûte Misatobue est très proche et possède un répertoire comparable.

La tonalité de la flûte est donnée par un chiffre allant de 3 à 12 généralement, représentant une montée de demi-ton en demi-ton. 3 étant le Sol grave, 4 le Sol dièse etc.

 

 

Joueur de Shinobue, petite flûte traversière en bambou

 

 

LES INSTRUMENTS A CORDES

 

 

SHAMISEN

Le Shamisen (3 cordes parfumées) est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées utilisé en musique japonaise. C'est un luth à long manche à la touche lisse.

Le Shamisen est un instrument d'origine chinoise (le Sanxian) qui fut introduit dans l'île d'Okinawa au milieu du 16éme siècle et utilisé dans la musique populaire. C'est au début de la période Edo (1603-1868) qu'il fit son apparition dans les autres îles de l'archipel japonais.

 

 

 

Joueur de Shamisen

 

 

Image

Partition de Shamisen et chant

pour la pièce intitulée Genkyoku Taishinshô , 1828.

(Propriété des Archives musicales du Japon, Ueno Gakuen)

 

 

BIWA

Le Biwa est un instrument de musique à cordes traditionnel japonais. C'est un luth à manche court dérivé du Bbarbat persan et du Pipa chinois. Les plus anciens instruments conservés datent du 8éme siècle. Sa forme rappelle celle du lac Biwa, plus grand lac du Japon. Il est l'instrument de la déesse Benten.

 

 

Nasuno Yoichi, joueuse de Biwa

 

 

 

KOTO

Le Koto est une cithare d'origine Sino-coréenne, introduite au Japon au 6éme siècle. Le Koto le plus utilisé possède treize cordes en soie tendues sur une longueur pouvant atteindre 2 m. Chaque corde du Koto a son propre chevalet mobile dont la position détermine la tonalité de la corde. On joue de cet instrument à l'aide de trois onglets, un peu à la manière du jeu de guitare picking.

 

 

Mitsuki Dazai joueuse de Koto

 

 

Les instruments de musique traditionnels japonais

 

 

Les instruments de musique traditionnels japonais sont généralement d'origine chinoise  :

 

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