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HISTOIRE DES RELIGIONS AU JAPON

 

On prétend parfois que les japonais naissent Shintoistes, qu'ils se marient chrétiens et meurent Bouddhistes.

Bien que le Bouddhisme er le Shintoisme aient beaucoup d'adeptes, le Japon est de plus en plus matérialiste et la plupart sont pratiquants plus que croyants.

Plus de 90% des japonais pratiquent à la fois le Shintoisme (Pour les baptêmes et les mariages) et le Bouddhisme (Pour les funérailles). Le christianisme est pratiqué par une minorité, mais les mariages chrétiens font figure d'alternative à la cérémonie classique.

La civilisation japonaise trouve sa singularité dans la pernanence de croyances primitives, inspirées par le caractère tourmenté de l'archipel.

Il existe de nombreuses religions au Japon mais les deux principales sont le Shintoïsme et le Bouddhisme. La plupart des Japonais s'identifient aux deux religions, sous la forme d'un syncrétisme ancien.

Tous les temples japonais sont Bouddhistes et tous les sanctuaires sont Shintoistes.

 

 

 

Le Shintoïsme, la voie des Dieux

 

Le Shintoïsme trouve ses origines dans les tribus préhistoriques et ses racines dans une religion populaire animiste qui vénèrent des divinités omniprésentes, les Kami (Dieux habitant toute chose, même le soleil)

Le culte Shinto, qui déifie la nature, est une manière d'apprivoiser les puissances invisibles qui effraient les habitants du Japon depuis la nuit des temps.

La cosmogonie Shintoiste fait descendre les Japonais et leur Empereur des Dieux. Des variantes reposent sur la croyance que les hommes deviennent des Kami après la mort, d'où le culte des ancètres.

 

Les prêtres Shinto ont une fonction plus rituelle que sacrée

 

Le Shintoïsme est né au Japon d'un mélange entre animisme, chamanisme et culte des ancêtres. Peu à peu, tous ces cultes de la fertilité, ces vénérations de la nature, parfois capricieuse (Tremblements de terre, typhons, tsunamis, etc), se sont amalgamés et codifiés pour former le Shinto.

Les origines du Shintoïsme remontent très loin dans le passé. On se pose encore la question de savoir si la culture Jomon (Environ 11 000 à 300 av J.C.) possédait une religion centrée sur la vénération de dieux ressemblant peu ou prou à ce qu'on connaît aujourd'hui. Avec la culture Yayoi (D'environ 300 av J.C à 300 ap J.C), plus complexe, commence à apparaître une iconographie de style Shintoïste nettement plus marquée. L'introduction de la culture du riz semble avoir apporté avec elle des rites liés aux semailles et à la moisson, probablement très proches des rituels Shintoïstes encore pratiqués aujourd'hui dans les campagnes japonaises.

Les historiens présument que la conversion des Japonais au christianisme a été forcée, même si les chrétiens prétendent que cette conversion visait uniquement à reproduire le comportement exemplaire de leurs seigneurs. Les chrétiens du Japon de cette époque sont appelés Kirishitan, la grande majorité d'entre eux abandonnèrent leur foi après les persécutions, suite à l'interdiction du christianisme par le Shogunat Tokugawa en 1614.

 

Les prêtres Shinto, messagers des hommes et des Kami

 

Le Shinto d'État, militariste

Avec la refonte de la constitution en 1868 sous l'ère Meiji , le Shinto devint une religion d'État : le Kokka Shinto (Shinto d'État). Dès 1872, tous les prêtres devinrent des employés de l'État, et chaque citoyen devait s'enregistrer comme membre de son sanctuaire local, devenant par le fait même membre du sanctuaire d'Ise. L' empereur du Japon , descendant de la déesse Amaterasu et désormais chef de l'État et commandant suprême de la Marine et de l'Armée, fut l'objet d'un véritable culte.

Ce culte prit une importance primordiale lors de l'expansionnisme du Japon durant l'ère Showa. L'Empereur Showa fut ainsi instrumentalisé pour justifier l'expansionnisme et la militarisation auprès de la population japonaise. La manifestation tangible qui faisait de l'empereur le représentant des dieux était les insignes impériaux. Le Kokka shinto perdura jusqu'en 1945 lorsque MacArthur, le Commandant suprême des forces alliées, exigea la réforme de la Constitution et priva l'empereur de ses pouvoirs exécutifs. Le "Shinto d'État" fut alors démembré, mettant un terme au principe de la religion officielle au Japon.

Le Shintoïsme ou Shinto (Shinto, littéralement "La voie des dieux" ou "La voie du divin") est la religion fondamentale la plus ancienne du Japon, liée particulièrement à sa mythologie . Le terme Shinto , lecture Sino-japonaise, ou Kami no michi "Chemin vers les dieux", est apparu pour différencier cette vieille religion du Bouddhisme "Importé" au Japon au 6éme  siècle .

 

Les prêtres Shinto exécutent des rites de purification

par l'eau, le sel, le riz, etc.

 

La théologie Shintoïste

Le Shintoïsme est essentiellement polythéiste. Le concept majeur du Shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l'homme dans l'univers : être un élément du grand tout. Ainsi, un cours d'eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités.

Comme dans beaucoup de systèmes religieux, le Shintoïsme développe l'idée d'une réalité supérieure, ou "Divine". Cette réalité est peuplée d'une multitude d'êtres appelés Kami. Par certains aspects, le panthéon shintoïste ressemble à ceux d'autres religions anciennes. Toutefois, par d'autres traits, les dieux et les déesses vénérés rappellent ce que d'autres systèmes religieux qualifieraient de figures héroïques plutôt que divines. En effet grand nombre de Kami sont beaucoup plus humains que les dieux et déesses d'autres religions, et dans certains cas, ils prennent une forme humaine.

 

 

Les Kami

La certitude de partager le monde avec des forces invisibles a incité les japonais à se concilier celles-ci par des offrandes ou des rites magiques. Les grands portiques rouge (Torii) qui ponctuent les paysages du Japon, sont des passages symboliques qui permettent d'accéder au monde surnaturel des Kami (Esprits).

Les Kami les plus largement connus sont les dieux et déesses anthropomorphiques apparus durant ce que les textes anciens appellent "'Age des dieux". Ce temps des origines, quand les divinités vivaient sur la terre avant d'instaurer le règne de leurs descendants mortels (Les Empereurs) et de se retirer dans leurs domaines célestes, est raconté dans les récits épiques du Kojiki et du Nihon Shoki, de même que l'histoire des dieux et déesses du Shinto. La plus importante divinité engendré par Izanagi et Izanami, fut la déesse solaire Amaterasu, (Lit. celle qui fait briller le ciel), la principale divinité du Shinto . Les kami de "L'âge des dieux" sont les Amatsukami (Kami célestes) et les Kunitsukami (Kami terrestres). Amaterasu fait partie des premiers, tandis que le populaire Okuninushi , le dieu gardien du Japon et de ses Empereurs, fait partie des seconds. D'autres dieux notables sont Inari le dieu du riz et de la fertilité, Hachiman le dieu guerrier, ainsi que les Sept Dieux de la Chance dont Daikokuten, Ebisu, Benten, et Bishamonten qui sont très populaires. Les entités Bouddhistes ont aussi été incorporées au panthéon Shinto. Ainsi, le fondateur du Bouddhisme, le prince Gautama, est vénéré comme Bodhisattva et Kami. Le Bouddhisme et le Shintoïsme s'interpénètrent donc (Même si à l'origine le Bouddha Shakyamuni avait expliqué qu'il ne fallait pas vénérer de dieux).

 

"Rapide comme le vent, silencieux comme la forêt,

féroce comme le feu, stable comme la montagne."

 

UNE DEVISE DU CLAN TAKEDA

 

Un Kami serait donc tout être, toute entité supérieure à l'homme par sa nature. Sont Kami, en effet, non seulement certaines forces naturelles personnalisées : le Soleil, la Lune , le typhon, et bien d'autres encore, mais plus généralement tout ce qui apparaît mystérieux ou redoutable parmi les êtres inanimés comme les arbres, les montagnes, les mers, les fleuves, les rochers, les vents, ou encore des objets de forme étrange ou d'origine inconnue ; de même peuvent être tenus pour Kami des humains, ou des animaux, vivants ou morts. Si tel clan prétend descendre d'un ancêtre Kami (Souvent choisi parmi les dieux du Kojiki ), cela ne signifie en aucun cas qu'il s'agisse d'un "culte des ancêtres", car tout ancêtre n'est pas nécessairement Kami.

Le mot "Kami " regroupe un éventail extrêmement large d'esprits, de forces et "D'essences" surnaturelles ou mystérieuses. Le Kojiki indique l'existence d'une myriade de Kami, Yaoyorozu, qui emploie les mêmes Kanji que Happyakuman, qui veut dire "Huit millions", (Dans la mythologie japonaise, huit est nombre sacré). On y trouve d'innombrables divinités tutélaires de clans Ujigami, de villages et de quartiers : esprits d'un lieu. Ce sont aussi le plus souvent des essences d'éléments géographiques (Montagne, rivière ou cascade) ou de phénomènes naturels comme le Kamikaze (Vent divin), le typhon et autres phénomènes.

Les Kami vivent dans le ciel et descendent périodiquement sur terre pour visiter sanctuaires et lieux sacrés. Leur sacralité est telle que les fidèles doivent se purifier avant de pénétrer dans un sanctuaire ou de participer aux fêtes données en leur honneur.

 

 

Kami malveillants, démons et esprits vengeurs

Certains des Kami sont malveillants, esprits vengeurs responsables de toute une série de maladies mortelles, comme les Oni ,ou les ogres. Nombre de ces esprits, les démons, sont invisibles. Certains se présentent comme des animaux ayant la capacité de prendre possession d'une personne, auquel cas il faut un prêtre pour les exorciser. L'un des plus redoutés est l'esprit du renard, à qui on attribue toutes sortes de calamités, y compris la maladie et la mort.

Les sanctuaires Shintoistes repoussent les mauvais esprits à l'aide d'une corde en paille tressée (Le Shimenawa) placée au dessus de l'entrée. Le Shimenawa est une corde sacrée utilisée au Japon , constituée de torsades de paille de riz plus ou moins grosses en fonction de l'utilisation, et tressée de gauche à droite. Le Shimenawa délimite généralement une enceinte sacrée et particulièrement l'aire de pureté d'un sanctuaire Shinto mais il est populairement placé aux pas de portes lors des évènements du calendrier Shinto ou bien autour d'un autel Kamidana.

 

Le Shimenawa de l'Izumo-taisha,

l'un des plus anciens et des plus importants sanctuaires Shinto du Japon

 

Pourtant la tradition Shinto ne croit pas en une séparation absolue du bien et du mal. Tous les phénomènes, animés ou inanimés, peuvent y être aussi bien positifs que négatifs : cela dépend des circonstances. Ainsi, en dépit de leur malveillance, les Oni sont des personnages quelque peu ambivalents. Par exemple, le maléfique esprit du renard est également étroitement associé à Inari , le dieu du riz, un Kami charitable extrêmement populaire. De même, les hommes oiseaux appelés Tengu peuvent être les gardiens bienveillants d'un Kami et sont pour cette raison mis en scène dans les fêtes Shintoïstes.

Les Dieux (Kami) sont en tout et il y en a beaucoup dans la nature. Tous les péchés peuvent être pardonnés par le repentir, sauf deux: la lâcheté et le vol.

 

FUDO MYO

 

Principales divinités:


Izanagi et Izanami : les Créateurs de tout
Amaterasu Omikami : la Déesse du soleil
Susano : le Dieu de l'orage et également associé aux forêts
Fudo : le Combattant des démons
Uke-mochi : la Déesse de la nourriture
Fujin : le Dieu du vent
Le Roi de la mer : associée à l'océan / à la mer
Raiden : le Dieu du tonnerre
Suku-na-Biko : le Dieu nain
Uzume : la Déesse de la gaité

 

 

 

 

PRÉCEPTES Shinri Kyo :


· Ne pas transgresser contre les volontés des dieux.
· N'oubliez pas votre obligation envers vos ancêtres.
· Ne pas transgresser contre les décrets de l'Etat.
· Ne pas oublier la bonté profonde des dieux, selon laquelle le malheur est évitée et la maladie guérie.
· Ne pas oublier que le monde est une grande famille.
· Ne pas oublier les limites de votre propre personne.
· Même si d'autres se mettent en colère, ne vous énervez pas vous-même.
· Ne soyez pas paresseux dans votre entreprise.
· Ne pas être une personne qui apporte le blâme sur votre professeur.
· Ne pas se laisser emporter par un enseignement en dehors.

PRÉCEPTES Shinshu KYO


· Le culte des grandes divinités.
· Pacifier son esprit, car il fait partie de la divinité esprit.
· Pratiquer la Voie des Dieux.
· Révérer l'origine divine de l'État (Par le biais d'Amaterasu)
· Être fidèle aux règles.
· Ayez du zèle dans la piété filiale envers vos parents.
· Soyez gentils avec les autres.
· Faire preuve de diligence dans les affaires.
· Préserver la constance dans son coeur.
· Nettoyer son ame et son corps.

 

       

      LES KOTODAMA /MANTRA JAPONAIS

      Les Kotodama, chants et la récitations mentales bons pour la santé et le développement du KI spirituel.

      Les Norito traditionnelles du Shinto. Le terme "Mantra"est ici utilisé par analogie, le Mantra est une formule mystique de l'Hindouisme et le principe a été repris par les Bouddhismes Mahayana et tantriques (Ils étaient interdit dans le Bouddhisme primitif). Cependant le principe de l'incantation est universel.

      Ces pratiques permettent d'atteindre l'illumination de façon naturelle, en permettant au pratiquant de pénétrer progressivement dans la dimension spirituelle de l'Univers, tout en vivant une vie normale et équilibrée, proche de la nature.

      La pratique des Norito traditionnelles, comme celle des mantra Mikkyo, ne présente pas le risque de provoquer de troubles mentaux, ni les états hallucinatoires  que l'on peut observer si fréquemment chez les adeptes du Zen ou d'autres formes de méditation statiques.

      Le Shinto ne demande pas de s'en remettre a une hiérarchie, mais de se prendre en charge, d'assumer ses responsabilités familiales, de chercher en soi même les réponses, dans la profondeur de son âme, qui est de même nature que l'univers.

      Prononciation : on prononce toutes les syllabes. Le "U" se prononce "OU" et le "E" se prononce   "É".

       

       

      Le OHARAHE NO KOTOBA est pratiqué depuis des siècles au sanctuaire d'Ise Jingu et par d'autres groupes Shinto, qui la considèrent comme l'entrainement spirituel principal.

       

      OHARAI NO KOTOBA

      Takama no hara ni Kami zumari Masu Sumeraga mutsu Kamurogi Kamuromi No mikoto Mochite

      Yaoyorozu no kamitachi wo kamutsudoe ni tsudoe tamai kamu hakarai ni hakari tamaite agasumemima no mikoto wa toyo ashihara no mizuho no kuni wo yasukuni to taira keku shiroshimese to koto yosashi matsuriki

      Kaku yosashi matsurishi kunuchi ni araburu kamu tachi wo ba kamu towashi ni towashi tamai

      Kamu harai ni harai tamaite kototo ishi iwane kine tachi kusa no kakiha wo mo koto yamete ame no iwakura hanachi ame no yaegumo wo izuno chiwaki ni chiwakite amakudashi yosashi matsuriki

      Kaku yosashi matsurishi yomo no kuni nakata oyamato hitakami ni kuni wo yasukuni to sadame matsurite

      Shitatsu iwane ni miyahashira futoshiki tate takamano hara ni chigitaka shirite sumemima no mikoto no mizuno miaraka tsukae matsurite

      Ame no mokage hi no mikage to kakuri mashite yasukuni to taira keku shiroshimesam

      Kunuchi ni nari idem ame no masu hitora ga ayamachi okashikem kusugusa no tsumi goto wa amatsu tsumi kunitsutsumi kokodakuno tsumi idem

      Kaku ideba amatsu miyagoto mochite amatsu kanagi wo moto uchi kiri sue uchi tachite chikura no okikura ni okikura washite

      Amatsu sugaso wo moto karitachi sue kari kirite yahari ni tori sakite amatsu norito no

      futonorito goto wo nore

      Kaku Noroba Amatsukami wo ame no iwato wo oshi hirakite

      Ame no yaegumo wo izuno chiwaki ni chiwakite kikoshimesam

      Kunitsukami wa takayama no sue hikiyama no sue ni nobori mashite takayama no ihori hikiyama no ihori wo kakiwakite kikoshimesam

      Kaku kikoshimeshite wa tsumi to iu tsumi wa araji to shinado no kaze no ame no yaegumo wo ibuki hanatsu goto no kotoku

      Ashita no mikiri yube no mikiri wo asakaze yukaze no fuki harau goto no kotoku

      Otsube ni ori ofune wo hetoki hanachi tomo toki hanachite ounabara ni oshi hanatsu goto no kotoku

      Ochi kata no shigeki ga moto wo yakigama no togama mochite uchi harau goto no kotoku

      Nokuru tsumi wa araji to harai tamae kiyome tamau koto wo takayama no sue hikiyama no sue yori sakunadari ni ochi takitsu hayakawa no seni masu Seoritsu Hime to iu kami ounabara ni mochi idenam

      Kaku mochi ideinaba arashio no shio no yaoji no yashiojino shio no yaoai ni masu Haya Akitsu Hime to iu kami mochi kaka nomitem

      Kaku kaka nomitewa ibukido ni masu Ibukido Nushi to iu kami neno kuni sokono kuni ni ibuki hanachitem

      Kaku ibuki Hanachitewa neno kuni sokono kuni ni masu Hayasasurai Hime to iu kami mochi sasurai ushinaitem

      Kaku sasurai ushinaitewa kyo yori hajimete tsumi to iu tsumi wa araji to harai tamae kiyome tamau koto wo

      Amatsukami kunitsukami yaoyorozu no kami tachi tomo ni ama no yahirade wo uchi agete kikoshimese to mousu

       

       

       

      Traduction  du OHARAE NO KOTOBA 

      Il y avait dans la haute plaine du ciel un couple de Kami ancestraux, male et femelle, qui ordonnèrent à tous les Kami de se rassembler.

      Après que tout le monde ait été consulté et que tout ait été discuté, ils dirent les mots suivants :

      Notre souverain petit fils sera chargé de descendre sur la terre fertile pour établir la paix.;

      Traversant le pays, le grand petit fils demanda aux Kami de la terre pourquoi ils étaient si rebelles.

      Aussi il conquit toute résistance qui se cachait derrière les pierres, sous les racines des arbres, jusqu'à ce que tout soit calme.

      Alors il laissa le milieu du ciel. Avec son pouvoir il poussa de côté une grande quantité de nuages et descendit du ciel sur la terre.

      Après sa descente, il parcouru le pays de Yamato et celui-ci devint le plus radieux et le plus paisible des pays de la terre.

      Dressant des piliers solidement dans les rochers, il construisit un beau sanctuaire, qui avait ses racines profondes et qui atteignait la plaine du ciel. A partir de là, il régna sur le pays qui devint un pays paisible.

      Depuis lors, beaucoup de gens étaient nés qui inévitablement commettaient beaucoup de fautes et de transgressions. Des fautes célestes et des fautes terrestres.

      Pour purifier les mauvaises vibrations matérialisées qui résultaient de ces fautes, il est nécessaire d'effectuer le rituel prescrit.

      D'abord, couper les racines et le sommet d'un arbre céleste et faire des morceaux avec. Les assembler pour faire un podium ; Ensuite, couper le sommet d'un carex rouge, et faire des bandes avec.

      Finalement, réciter les mots célestes, le rituel des mots solennel.

      A mesure que les mots solennels sont prononcés, le Kami céleste va pousser pour ouvrir la porte du ciel pour écouter et prendre connaissance des mots du rituel.

      Le Kami terrestre va escalader la montagne, pour écouter et prendre connaissance des mots du rituel. A mesure que les mots vont être entendus par les Kami du ciel et de la terre et qu'ils en auront pris connaissance, tout le pays va être purifié de toutes les sortes d'impuretés. Cela sera comme si le Kami du vent avait soufflé sur les nuages. Cela sera comme si le brouillard du matin et le brouillard du soir étaient dispersés par un grand souffle. Cela sera comme si un grand bateau, après que ses cordes aient été rompues, était poussé du port vers l'océan. Cela sera comme si un arbre avec ses feuilles était fauché a sa base avec une grande faucille. Ainsi toutes les fautes et les impuretés vont tomber des montagnes hautes et basses, et vont être emportés au loin par le Kami Seoritsu Hime , qui reste dans les cascades et les rapides. Elle va les emmener à la mer. Là, à la mer, ils vont être pris par le Kami Ibukidonushi, qui vit dans Ibukido, jusqu'à ce qu'ils atteignent le monde bas. Là vit le Kami Hayasasura Hime, qui va les enlever, et les faire disparaître finalement.

      Depuis qu'ils ont été enlevés par Hayasasura Hime no kami, chaque impureté et faute est partie maintenant. De même, nous prions par ce rituel solennel les Kami merveilleux, les Kami terrestres et les myriades d'autres Kami d'entendre et d'exaucer notre demande pour la purification.

     



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Le Bouddhisme

Le Bouddhisme est, selon les points de vue traditionnels, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au 5éme siècle av. J.C. Elle compterait aujourd'hui entre 230 et 500 millions d'adeptes. Le Bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques et cosmogoniques, abordées dans la perspective de la libération de l'insatisfaction, du plein épanouissement du potentiel humain.

 

 

Le Bouddhisme, importé de Chine et de Corée

Le Shintoïsme était déja fortement implanté lorsqu'en 522 des émissaires du royaume de Corée de Packche apportèrent comme présent à l'Empereur du Japon une statue de bronze doré du Bouddha, ainsi que de nombreux textes sacrés. Il s'ensuivit de nombreux et violents conflits internes, entre les différents croyants, jusqu'à ce que le Prince Shotoku Taishi proclamat le Bouddhisme religion d'état, en 592.

Le Bouddhisme s'est introduit par le "Haut", dans les classes sociales dominantes, avant d'atteindre le peuple, car ses enseignements relativement difficiles ne pouvaient pas encore être compris par l'ensemble de la population, non lettrée, du Japon.

Son histoire peut être divisée en trois périodes, ayant chacune vu l'introduction de nouvelles doctrines ou l'évolution d'écoles existantes, des trois grands courants du Bouddhisme :

        • Epoque de Nara ( 710 - 794 ) : écoles Hosso, Kegon et Ritsu.
        • Epoque de Heian ( 794 - 1185 ) : Tendai et Shingon.
        • Epoque de Kamakura ( 1185 - 1333 ) : Bouddhisme de Nichiren, écoles inspirées par la Terre pure ou amidisme (Jodo, Jodo shin, Yuzu nenbutsu et Ji ) et écoles Zen (Rinzai, Soto et Obaku ).

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L'origine

Le Bouddhisme est né à peu près à la même époque que le Jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'Hindouisme, tel que ce dernier était pratiqué à l'époque (6éme  siècle av. J.C.). Le Bouddhisme a repris beaucoup de concepts philosophiques de l'environnement religieux de l'époque, en leur donnant toutefois un sens parfois différent.

Le Bouddha historique, le Bouddhisme est issu des enseignements de Siddhartha Gautama ("Léveillé"), considéré comme le Bouddha historique.

Les années de la naissance et de la mort de Siddhartha Gautama ne sont pas sûres, il aurait vécu au 6éme  siècle av. J.C. à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas à ce sujet. La plus ancienne le fait naître en 624 av. J-C. et mourir en 544 av. J.C. Les Thaïlandais font débuter le calendrier Bouddhique en 543 av. J.C, un an après sa mort.

Né selon la tradition, à Kapilavastu (Népal) de la Reine Maya, morte sept jours après sa naissance, et du Roi Suddhodana, il avait pour nom Gautama. Il appartenait au clan Sakya (Ou Shakya) de la caste des Kshatriya (Noble-guerriers), d'où son surnom de Shakyamuni, "Le sage des Sakya". C'est le nom principal que la tradition du Mahayana lui donne - Bouddha Shakyamuni - et par lequel on le distingue des autres Bouddha. Il est aussi appelé Siddhartha Gautama (Siddhattha Gotama) car Siddhartha est donné comme son prénom dans certaines sources.

La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles et des apparitions divines. Mais c'est seulement 300 ans après sa mort qu'elle commence à être connue par des textes, en même temps que ses enseignements, grâce à l'empereur Ashoka qui en fait la promotion sur toute l'étendue de son domaine et envoie des missions à l'étranger.

 

 

L'éveil ou Bodhi

Le Bouddhisme est une voie individuelle dont le but est l'éveil, par l'extinction du désir, de la haine et de l'illusion.

 

L'éveil dans le Bouddhisme theravada

Pour les Theravadins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre nobles vérités, il s'agit de se réveiller du cauchemar des renaissances successives (Samsara). L'homme éveillé atteint le nirvana (L'illumination) et échappe complètement à la souffrance lors de sa mort (Appelée Parinirvana, dissolution complète des cinq agrégats). Le cycle des renaissances et des morts est donc brisé.

 

 

L'éveil dans le Mahayana

Pour les adeptes du Mahayana en revanche, l'éveil est en rapport avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha (La nature essentielle de tout être humain).

Là où le Bouddhisme Theravada insiste sur l'extinction complète et irréversible du Samsara, le Mahayana laisse aux Bodhisattva (Ceux qui sont éveillés) la possibilité de se maintenir dans le monde sans toutefois produire de Karma, par compassion pour les êtres vivants, qu'ils vont alors guider à leur tour vers l'éveil.

 

"Du plaisir vient la douleur et la peur,

celui qui est exempt de plaisir ne connaît ni douleur ni la peur."

Le Dharmapada

LES DIX COMMANDEMENTS :


· Ne pas détruire la vie.
· Ne pas prendre ce qui ne vous est pas donné.
· Ne pas commettre l'adultère.
· Ne pas mentir et de tromper une personne.
· Ne pas se laisser griser.
· Mangez modérément et pas du tout l'après-midi.
· Ne regardez pas des danseurs, écouter des pièces de théâtre ou des chant.
· Ne portez pas de fioriture ni de parfum.
· Ne dormez pas dans des lits luxueux.
· N'acceptez pas d'or ou d'argent.

 

 

LES DIX PERFECTIONS :


· Donner
· Devoir
· Renonciation de la souffrance
· Regard
· Courage
· Patience
· Vérité
· Résolution
· Bonté, aimer un ami ou un ennemi
· Sérénité

 

 

 

Le Bouddhisme Shingon

Kukai, fondateur de l'école Shingon

Shingon est une école Bouddhiste Vajrayâna japonaise, fondée au 8éme  siècle par le moine Kukai qui reçut le titre posthume de Kobo Daishi, le grand instructeur de la Loi.

Le mot Shingon signifie "Parole vraie", c'est la traduction japonaise du mot sanscrit Mantra qui désigne la prière mystique en Inde.

Son idéal se résume dans la phrase "Sokushin-Joboutsu", qui signifie "Devenir Bouddha dans cette vie avec ce corps". C'est en purifiant le cur de ses passions parasites, en cultivant modestie, simplicité, pureté, concentration qu'il devient possible d'exprimer avec naturel notre Bouddhéité.

Le mental calmé, les peurs et les désirs laissés de côté, nous pouvons agir et créer avec spontanéité.

 

Vénérable AOKI YUKO

 

Le vénérable Aoki Yukô, fut un des plus grands maîtres du Shingon et fut un des rares qui reçut de l'Empereur, le titre de Trésor National Vivant du Japon. Il a disparu en Mai 1985 à l'âge de 94 ans.

Il fut secrétaire général du grand temple école, de Hassédéra, et pendant 25 années, il y forma de nombreux maîtres et moines du Shingon et ainsi il prodigua son enseignement jusqu'à sa mort.

Sa notoriété s'étendait à tout le Japon. Selon la tradition millénaire instaurée par Kobo-Daishi, il a dirigé neuf fois les grandes cérémonies du Mishuho qui ont lieu au temple du Toji à Kyoto. Là, les principaux grands maîtres du Japon se réunissent chaque année, pour prier et apporter le bonheur et la protection au pays.

Aoki-Senseï , résumait ainsi l'essence de la spiritualité japonaise. "Nous ne vivons pas seuls, disait-il, mais grâce aux autres, notre vie est un don précieux qu'ils nous font. Aussi devons-nous cultiver un sentiment de respect et de reconnaissance non seulement vis-à-vis des personnes vivantes ou décédées à qui nous devons d'être là, mais encore pour chaque objet que nous utilisons, l'aboutissement de tant d'efforts. La vie est partout et dans chaque chose".  

 

 

Le Shugendo

Le Shugendo est une tradition spirituelle millénaire japonaise (à forte dominance Bouddhisme Vajrayana) où la relation entre l'Homme et la Nature est primordiale. "Shugendo" signifie littéralement "Le chemin de la formation et de l'essai", ou voie de l'acquisition de la Siddhi. Il porte sur l'ascétisme, la vie en montagne et inclut des enseignements d'autres philosophies orientales (Animisme, Shintoïsme, Taoïsme, Confucianisme). Le but du Shugendo est le développement d'expériences de pouvoirs spirituels (Gen) par la pratique (Do) vertueuse de l'ascèse (Shu).

 

 

 

En no Gyoja (Littéralement "En l'ascète") aussi nommé En no Ozuno (Lit. "En le Petit cornu" ) de la famille Kamo (7éme siècle) est considéré comme le fondateur du Shugendo.

 

 

Les universitaires présentent souvent le Shugendo comme un syncrétisme, mais l'ethnologue japonais Sennichi Kanazawa est persuadé que le Shugendo est le creuset d'où sont issus tous les Bouddhismes japonais . Au fil des siècles, les doctrines du Shugendo, se tinteront des courants dans lesquels elles vont évoluer : avec les moines Kukai, Shobo, Mongaku et Enchin, Zoyo, Jitsukaga,  etc., ce sera le Bouddhisme ésotérique des écoles Shingon et Tendai, avec le moine Renkaku, ce sera le Bouddhisme de l'école Zen, avec l'ascète poète Saigyo Hoshi, ce sera le Bouddhisme de la Terre Pure et avec le Prince impérial Hachiko no Oji ce sera le Shintoïsme,  etc.

 

 

Actuellement, le Shugendo est pratiqué par les écoles Bouddhistes traditionnelles des temples Kinpusen-ji (Branche Tonan shugen), le temple impérial Shogo-in (Branche Honzan shugen), le temple Daigo-ji Sanbo-in (Branche Tozan shugen), le temple Seiganto-ji de Kumano (Branche Kumano shugen), les temples Kannonji et Shozen-in (Haguro shugen des trois monts Dewa), les 5 temples (Gojuin) du village de Yoshino dans la préfecture de Nara ,  etc. Le Shintoïsme a quelques fois supplanté les courants Bouddhiques grâce à l'aide préfectorale (Et politique) dans le nord-ouest et le centre du Japon.

 

 

Les disciples du Shugendo sont référencés en trois catégories :

Les Shugenja ou Yamabushi sont ceux qui pratiquent la voie du Shugen sans être affiliés à une congrégation ;
  • Les Ubasoku-yamabushi, "Ceux qui dorment au pied de la montagne". Ils sont rattachés à une congrégation et un temple, ou un sanctuaire en tant que fidèles-laïcs. Les Yamabushi portent une tenue caractérisée par le port du Yui-Kesa avec six pompons de couleurs différentes en fonction de l'ancienneté.
  • Les Sogi-yamabushi sont les religieux et moines des temples du Shugendo qui sont des Jushoku (Responsable de temple), chef-abbés nommés Inju dans le Shugen, ou des pratiquants d'ascèse pure (Isse gyonin).

 

 

 

Le Hiwatari - Matsuri ou festival de marche sur le feu

 

Chaque année, le deuxième dimanche de Mars, a lieu, le Hiwatari - Matsuri ou festival de marche sur le feu sur le Mont Takao, c'est une cérémonie de purification connu sous le nom de "O-Goma" .

 

Le Hiwatari - Matsuri du Mont Takao

 

Cette cérémonie s'inscrit dans le cadre de la formation du Shugendo. Les pratiquants du Shugendo appelés Yamabushi préparent un feu sacré et la marche dynamique dans le brasier fait partie d'un processus rituel visant à se laver des malheurs et à prier pour la paix mondiale, la longévité, la sécurité et la bonne santé.

 

Les Yamabushi marchent pieds nus sur un chemin de braises

 

Pour finaliser la cérémonie, le Yamabushi marche pieds nus sur un chemin de braises, suivi par les fidèles qui souhaitent essayer la marche sur le feu.

 

 

Le Bouddhisme Zen

 

"Ceux qui savent ne disent pas, et ceux qui disent ne sais pas."

Le Tao du roi

 

Le Zen est Zazen, méditation assise. Son origine remonte au Bouddha Shakyamuni (5ème siècle avant J.C) qui la pratiqua sous l'arbre de l'éveil et commença à la répandre en Inde sous le nom de Dhyana. En Chine, où elle se diffusa au 6ème siècle de notre ère, elle prit le nom de Chan et au Japon celui de Zen à partir du 13éme siècle.

Cette méditation assise n'est pas une fixation de l'esprit sur un thème particulier, mais au contraire la pratique d'une non saisie des pensées et de tout ce qui traverse la conscience à partir d'une posture corporelle précise à laquelle on a communément donné le nom de "Posture du lotus" : les jambes sont repliées, les pieds posés sur le haut des cuisses et le dos bien droit grâce à une bascule du bassin rendue possible par l'utilisation d'un coussin. Il s'agit, par la concentration sur cette posture et sur la respiration ample et profonde qu'elle permet, de ne rester fixé sur rien et des 'ouvrir ainsi à la nature vide et insondable de l'esprit.

C'est aussi par la concentration sur chaque activité du quotidien, travailler, manger, se laver, que la nature éveillée de l'esprit va se manifester. Il n'y a, dans le zen, aucun clivage entre le matériel et le spirituel, entre la médiation assise pratiquée dans le dojo et les activités du quotidien, l'essentiel étant de s'installer dans une totale disponibilité à l 'instant présent en ne suivant pas le flux des pensées. Ce faisant, l'esprit reste fluide le comme le courant de l'eau et s'adapte sans résistance et sans souffrance aux variations des évènements et des phénomènes.

Telles sont, globalement dessinées, les caractéristiques de ce qu'on peut appeler "L'esprit Zen". Celui-ci a influencé profondément l 'art et la culture japonaises à travers la cérémonie du thé , l'Ikebana ou art floral, le théâtre Nô, les arts martiaux Ce qui domine dans ces différentes formes d'expression culturelle, c'est leur extrême dépouillement : la forme par son extrême épuration y suggère le vide. L'art Zen exprime l'éveil de l'esprit à sa nature originelle, fondamentalement vide.

 



L'Occident moderne n'échappe pas à cette influence, non seulement par le biais d'expressions artistiques actuelles telles que la peinture ou la musique, mais aussi et surtout, du fait que cette voie du Zen est désormais pratiquée par un nombre croissant d'Européens qui y trouvent un moyen de réunifier corps et esprit, ainsi qu'une source inépuisable de sagesse et de compassion.

 




 


La vie monastique au japon 

 


Emploi du temps quotidien dans un monastère


05:00 - Lever
05:20 - Service religieux matinal et Sutra (Chants de prières)
06:00 - Zazen (Méditation assise) et thé
07:00 - Rangement
07:30 - Petit déjeuner
09:00 - Samu (Travail manuel)
12:30 - Déjeuner
14:00 - Zazen et Sutra
16:00 - Service religieux du soir et Sutra
17:00 - Dîner
19:00 - Zazen et Sanzen (Entretien avec le Maître)
21:00 - Coucher

 

 

Mudra

 

 

Le Mudra (Devanagari  : qui signifie "Signe" ou "Sceau") est un terme sanskrit qui est relatif à une position codifiée et symbolique des mains d'une personne (Danseur) ou de la représentation artistique (Peinture, sculpture) d'un personnage ou d'une divinité. L'origine des Mudra est très ancienne et se rattache à la culture védique .

 

 

 

 

 

 

Dans l'art Bouddhique, les représentations de Bouddha, Bodhisattva et Yidam utilisent un nombre restreint de Mudra, associés à une posture du corps (Asana).

 

L'enseignement originel du Bouddha excluait formellement une idolatrie qui serait advenue par la dévotion à des images le représentant. Cette exigence fut peu à peu contournée par l'école du Mahayana (Le Grand Véhicule) avec comme excuse que les représentations proposées aux fidèles ne devaient être qu'une image symbolique, impersonnelle et propice à la méditation. Comme aucun portrait depuis nature n'existait de Bouddha, les artistes furent donc obligés de déterminer une représentation idéalisée en suivant des indications données par des textes anciens. Un ensemble de caractéristiques fixes sont alors imposées et ne varieront plus au cours des siècles.

 

 

Trois postures principales du corps :

        • Assis dans la position du lotus , jambes repliées et croisées.
        • Debout, les pieds joints, ou marchant.
        • Couché sur le côté, une main sous la tête, position dans l'attente de l'accès au Parinirvana.

         



       

      MANDALA ou MANDARA


      Symbole particulièrement important pour les sectes ésotériques du Japon

      La Mandala, d'origine Hindoue, est une représentation graphique de l'univers spirituel, de ses royaumes et des divinités multiples. Le Tibet puis la Chine et le Japon, adoptèrent la Mandala comme icône religieuse puissante utilisée par les pratiquants du Bouddhisme ésotérique (En sanscrit = Vajrayana).

      Au Japon, la Mandala a pris une grande importance, au même titre qu'une "Entité vivante," assurant l'efficacité des rituels ésotériques.

      Le terme sanskrit "Mandala" vient de l'Inde et est parfois traduit par "Le cercle", "L'essence", ou l'attelage (Comme un buf attaché à son joug).

       

      Kongokai (Diamant du monde)

      Trésor National
      Période Héian, 9éme siècle

      Temple Kyogoku-ji

       

      Au Japon, les Mandala peintes sur des parchemins sont devenues populaires, à partir du 9ème siècle avec le développement des sectes Shingon et Tendai du Bouddhisme ésotérique.

      Ces sectes sont nées en partie en réaction au pouvoir et la richesse de la cour .

      Au Japon, les moines Kukai ( 774-835 apr. J.C ) et Saicho (767-822 apr. J.C). Étaient les figures emblématiques du Bouddhisme ésotérique.

      Kukai, alias Kobo Daishi (Son nom à titre posthume), a fondé la secte du Bouddhisme ésotérique Shingon, alors que Saicho fonda la secte Tendai .

      Taizokai (La matrice du monde)

      Trésor National
      Période Héian, 9éme siècle

      Temple Kyogoku-ji

       

      Les deux se sont rendus en Chine pour étudier et apprendre les secrets ésotériques, et sont retournés au Japon avec des écrits contenant de nombreux sutras, afin d'aider à répandre les enseignements de Bouddha.

      Pourtant, la plus ancienne Mandala en couleur existante au Japon est considéré comme une copie de la Mandara Ryokai (Originaire de Chine) qui a été introduit au Japon en 859 après J.C par le prêtre Enchin Tendai (814-891).

       



 

Méditation sous les Cascades

 

 

Méditer seul est très important pour certaines personnes japonaises.

Au Japon, les pratiquants Bouddhistes consacre une bonne partie de leur vie à méditer, cela leurs permet de diriger et de gérer leur esprit et leurs émotions pour vivre une existence encore plus pacifique.

 

Gravures anciennes

 

 

Le TAKIYO ou Taki Shugyo (bouddhiste)


Au Japon, le "Takigyo" (Méditation sous une cascade) est sans doute la forme de méditation la plus particulière. Cela implique beaucoup de concentration afin de se concentrer son esprit et d'accroître sa conscience de soi.

Si un pratiquant bouddhiste s'engage dans la voie du Takigyo, il se positionne sous une cascade (La plupart du temps avec des températures d'eau glaciales) et y reste éventuellement plusieurs heures d'affilées, afin de méditer, certains le pratique en chanyant.

Le Takigyo ne se limite pas aux seuls Japonais.

 

 

Beaucoup d'étrangers viennent au Japon pour expérimenter le Takigyo, afin de tenter d'élever leur conscience spirituelle. Il est surprenant de voir des adeptes des Bouddhismes pieds et bras nus, continuer à chanter malgré le temps glacial. Et pendant tout ce temps, ils semblent être très sereine et en paix avec l'environnement pourtant hostile.

La possibilité de plonger dans le monde du Bouddhisme est à la disposition de ceux qui sont dévoués, vrais et ont la capacité d'atteindre cet état de conscience. Le Taki shugyo ou Takigyo, permettent de nous dépasser et de dépasser les limites que nous pensions avoir. C'est un excellent exercice de travail sur la volonté. Cette technique nous permet d'atteindre une nouvelle dimension de conscience et d'accéder à une nouvelle étape de notre évolution.

C'est aussi une manière non négligeable d'augmenter considérablement le Ki (L'énergie intérieure). Mais il est très important que cela ne soit pas la seule raison d'être de cette pratique. La méditation sous cascade renforce le corps et le mentale. Il améliore la concentration et de la santé.

 


Attention, la méditation sous cascade peut être dangereuse si elle est exécutée sans un minimum de connaissances et de préparation. Ce n'est pas un jeu. Il y a des règles à suivre, par exemple il ne faut jamais pratiquer seul et surtout avec une personne expérimentée si vous êtes débutants, sinon vous risquez des dégâts irréversibles, voir la mort.

L'ascète sous l'eau glaciale d'une cascade effectue quelques exercices de respiration et récite des Mudra.

Pour certains, le Takigyo est un exercice du Shugendo, mais en réalité son origine est aussi vieille que l'homme sur la terre.

C'est une expérience extrême.

En hiver, l'eau glaciale des cascades a eu raison de plus d'un Budoka endurcie.

C'est une expérience pure qui ne doit pas être dévoilée. Cependant, de grands Maitres, comme le grand Maître Yamaguchi Gogen, ont accepté d'être filmés, afin de préserver un témoignage fidèle à la tradition.

Ces maitres ne s'exhibent pas pour exacerber leur ego, mais pour montrer aux autres cette partie de leur enseignement secret.

Le calendrier du Takigyo est très important, car un Takigyo sous une cascade au printemps, en été, en automne ou en hiver, n'a pas la même force et ni la même signification.

De même qu'il est aussi différent s'il est pratiqué au coucher du soleil, ou à midi.

L'eau est l'élément de la vie, qui véhicule des vibrations pures. L'eau peut copier toutes sortes de vibrations existantes, pour prendre n'importe quelle forme. L'eau de la cascade garde la vibration pure.

L'eau de la cascade nous rappelle la composante majeure de notre corps, dans laquelle nous avons passé 9 mois au sein de notre mère. La mère matrice est ici symbolisée par la montagne. La montagne, apparemment statique, est en pleine gestation, d'où s'écoule vers le bas la cascade (Source céleste et le lait terrestre).

L'eau nous nettoie. Elle efface de nous tout le superflu. C'est aussi un vecteur de programmation. Une programmation tellurique, terrestre, céleste et cosmique.

 

 

Gaïa, notre Terre, est un être vivant. Les rivières sont sa "Circulation sanguine" et les forêts de son "Système respiratoire". Comme pour notre circuit sanguin, celui de la Terre, par son débit d'eau ne transportent pas seulement les éléments chimiques, mais aussi l'énergie.

Dans des endroits où la personne est allée pour pratiquer la méditation sous cascade, elle s'est rechargée en énergie tellurique et en énergie cosmique, canalisée par les étoiles zodiacales, les planètes et en particulier la lune qui est une planète féminine excellence. Elle permet la cristallisation et l'incarnation des énergies zodiacales sur notre planète.

Le Takigyo nous connecte à notre nature profonde. Ce rituel nous donne un sentiment de plénitude. L'eau frappe sans cesse la tête dans la région où se trouve notre hypophyse et notre glande pinéale.

Dans les Véda, ce centre d'énergie appelé "Kundalini" correspond à une passerelle entre les mondes et/ou les réalités parallèles, favorisant la précognition, la prémonition, la guérison, la clairvoyance et la clairaudience.

La réussite de ce rituel antique, consiste à ne faire qu'un avec soi même et l'eau.

 

le MISOGI (Shintoiste)

Le rituel "Misogi" est une pratique ascétique de rituel de purification par l'eau les montagnes japonaises. Il peut être réalisé pour lutter contre l'insomnie, pour faciliter le travail sur le souffle, ou pour d'autres raisons.

Au Japon, Il existe différents groupes pratiquant le misogi, l'un des plus connus est le Shin Sen tei Misogi, où les gens exécutent le misogi à l'eau froide et avant le lever du soleil.

Un autre groupe bien connu, basé dans le sanctuaire de Tsubaki exécutent eux, le Misogi sous une chute d'eau en plein air le matin et le soir.

 

 

Chaque année, pour effectuer le misogi, de nombreux groupes partent faire les pèlerinages des cascades sacrées, des lacs et des rivières, soit seuls ou soit en petits groupes. Au Japon, le Mont Ontake, la chaîne de montagnes Kii et le Mont Yoshino ne sont que quelques exemples de lieux anciens et bien connus pour la pratique du Misogi.

Avant de réaliser le misogi, les membres subissent généralement une sorte de purification préliminaire.

Il est courant que les dévots prient et jeûnent.

En règle générale, les femmes mettent un kimono blanc spécial et un serre-tête, les hommes eux, mettent un fundoshi (Pagne) et un bandeau.

Ils commencent alors le Furitama, en serrant les mains sur l'estomac et en les secouant de haut en bas, afin de faire vibrer la partie supérieure du torse. Le but étant de prendre conscience de son unité avec son esprit intérieur. Après il s'agit d'un d'un échauffement.

Ces deux pratiques mentionnées ci-dessus sont parfois accompagnés par des prières ou des incantations. Après, le leader commence à réciter les invocations ou les prières nécessaires pour activer l'esprit. Les pratiquants récitent généralement avec lui, affirmant ainsi le potentiel pour réaliser l'unification de son propre esprit avec les Kami. Les exercices ci-dessus sont effectués afin que les pratiquants accélèrent leur métabolisme, en l'accompagnant d'une respiration profonde. Ils peuvent être saupoudrés de sel et obtenir la purification en crachant trois fois dans la cascade. Parfois, quand les pratiquants rentrent dans l'aire de cérémonie, ils reçoivent du sel, afin de le jeter dans la chute d'eau.

 

 

Dans certains groupes, le leader compte jusqu'à neuf et crie ensuite le mot "Yei!" pour dissiper les impuretés.

Ensuite, les pratiquants rentent dans la chute d'eau tout en continuant à chanter la phrase "Harae-Tamae-Kiyome-Tamae-ro-kon-sho-jo!"

Cette phrase demande aux Kami de laver les péchés, les six éléments qui composent l'être humain, les cinq sens et l'esprit.

La pratique du Misogi varie en fonction de chaque groupe, chacun ayant ses propres traditions ou ses propres méthodes.

Le Misogi est également utilisé dans certains arts martiaux, il prépare l'esprit à recevoir la formation et permet d'apprendre comment développer certains points.

 

 

Le confucianisme japonais ou Néoconfucianisme

 

Au Japon, comme auparavant en Chine, les idéaux confucéens ont joué un rôle majeur dans le développement des philosophies, de l'éthique et de la politique. Tout particulièrement au cours des années de la construction du Japon (Du 6éme au 9éme siècles), lorsque le Confucianisme et le Bouddhisme en provenance de Corée et la Chine ont été introduits au Japon.

L'éthique repose sur l'enseignement du sage chinois Confucius (551-479 av J.C) qui prône l'humilité, la frugalité, la générosité et la tempérance. Fondée sur la piété filiale, le respect des anciens et de la tradition, elle fut appliquée aux principes du gouvernement dès le 7éme siécle, mais n'eut de réelle influence qu'à partir de 1333, quand les Samouraï adoptèrent et adaptèrent les pratiques venues de Chine. Le confucianisme renforça la hiérarchie sociale et la loyauté aux seigneurs féodaux ou à l'Empereur, selon le pouvoir en vigueur. Il instaura aussi une forme de patriarcat domestique. Le confucianisme, qui prône le conformisme, exerça un contrôle strict sur l'état de 1603 à 1868, avant d'être exploité par les Nationalistes.

 

Les 3 Rieurs

 

Le Prince Shotoku Taishi (547 à 622), le premier grand Maitre du Confucianisme et du Bouddhisme au Japon, promulgua dans la constitution, l'article N° 17, qui établissait les idéaux confucianistes et l'éthique Bouddhistes dans les fondements moraux de la jeune nation japonaise. Pendant des siècles, cela a servi de modèle de base au japonais pour définir l'étiquette de la cour et le décorum.

 

Confucius

Sanctuaire Yushima de Tokyo

 

Beaucoup plus tard, lors de la période Edo (1600-1868), également connu sous le nom de l'époque Tokugawa, l'éthique confucéenne a connu une sorte une renaissance. C'est au cours de cette période, que la classe de guerriers et que l'élite dirigeante furent très attirés par cette forme révisée du Confucianisme, appelé le N éoconfucianisme (Shushigaku).

Le Néoconfucianisme a attiré l'attention de l'homme, de la société laïque, de la responsabilité sociale et permettait de se détacher de la puissante suprématie morale des monastères Bouddhistes.

 

Confucius

(551-479 av JC)

 

La plupart des historiens considèrent, le néoconfucianisme, comme une philosophie d'ouverture des Tokugawa, qui aurait pris naissance avec Zhu Xi (Lettré chinois, 1130-1200). Ses enseignements ont été introduits au Japon par les moines Zen japonais qui avaient visité la Chine dans le 15éme et 16ème siècle. Zhu Xi souligna "L'unité des trois confessions," l'unité des trois grandes philosophies du Bouddhisme, le Confucianisme et le Taoïsme, qui jusque-là étaient considérées comme mutuellement exclusives et contradictoires.

 

Les 3 Rieurs

 

Cette unité des trois voies, appelée Sankyo, signifie littéralement "trois religions."

Dans l'art chinois et japonais, cette unité donna naissance au thème pictural connu sous le nom des trois patriarches et qui met l'accent sur la notion que "Les trois croyances ne font qu'une." Au Japon, certains préfèrent les trois voies qui comprennent le Shintoïsme, le Confucianisme et le Bouddhisme.

 

Est-ce une religion?


Quand dans les années 1850, les Japonais ont rencontré le mot occidental "Religion", ils eurent beaucoup de difficulté à le traduire en japonais, car il n'y avait aucun terme japonais équivalent qui englobait toutes les doctrines des diverses sectes, ni un terme générique aussi large que "Religion."

 

Les 3 Patriarches

 

Pendant un certain temps, les Japonais ont continué à utiliser des mots traditionnels, comme, Shu (Secte, canon), Kyo (Enseignements) et Ha (Sous-secte ou faction). C'était pour eux le moyen de différencier les différents mouvement, comme le Bouddhisme, le Taoïsme, le Confucianisme, le Christianisme, et bien d'autres.

En fin de compte, les Japonais ont conservé le terme Shukyo pour désigner toutes les religions.

 

 

Le Christianisme

 

Le Christianisme pénètre au Japon avec le religieux portugais et espagnoles, notamment le jésuite François Xavier (16émé siècle). Il s'implantera bien, notamment sur Kyushu, mais sa progression sera perçue comme une menace politique par les Shogun, qui, redoutant les visées coloniales européennes, le réprimeront dans le sang.

 

Eglise Chrétienne Japonaise

 

Avecla fermeture de l'archipel aux étrangers en 1635, le Christianisme rentre dans une clandestinité dont il ne sortira qu'en 1868 avec la chute du shigunat. Une nouvelle vague de persécutions cessera sous la pression internationale.

 

Chapelle Saint Marie de Tsuwano (Japon)

Dans la dernière partie du 19ème siècle, de nombreux catholiques japonais du etmple de Korinji ont été considérés comme des criminels, et 36 de ces personnes ont été martyrisés. Cette chapelle a été construite sur l'Otome Toge (Le col d'Otome) en 1951 à la mémoire des martyrs. Le 3 mai, pendant le festival l'OtomeToge, de nombreux croyants catholiques de toutes les régions du Japon font une procession de l'église à la chapelle où une messe solennelle a lieu.

Si la fois chrétienne reste largement étrangère au Japon, l'oeuvre des missions dans le domaine de la santé, de l'enseignement et la charité lui a valu du respect. On compte aujourd'hui quelque 6000 églises à travers le pays, pour 1 million de fidèles environ.

 

 

Les rites funéraires au Japon

 

Tombeaux japonais

Dans l'histoire du Japon, les dirigeants célèbres ont souvent été enterrés dans des tombes. La chambre de sépulture la plus ancienne connue a été construite entre 220 et 230 ap JC, dans le Sakurai (Préfecture de Nara), elle est connue sous le nom de "Tombeau Hokenoyama". On ne sait pas exactement qui est enterré là-bas, mais on présume que c'était un puissant chef local.

La tombe découverte Nara

pourrait être celle de la Reine Himiko

 

Funérailles japonaise

Autour de 300 ap J.C, l'utilisation de monticules funéraires pour inhumer les dirigeants importants est devenue plus fréquente.

Le Japon a développé ses propres monticules funéraires en forme de trou de serrure. Ces tumulus sont appelés Kofun et la période de 250 à 538 ap J.C est appelée la période Kofun.

 

Le tombeau de l'Empereur "Nintoku"

De style Kofun : en forme de trou de serrure

Ce tombeau du 5éme siècle est le plus grand du Japon

 

Pendant près de 50 ans, ces monticules ont premièrement été influencés par les tertres funéraires Chinois, via la péninsule coréenne, puis par les monticules de la période Yayoi.

Au Japon, il y a un grand nombre de ces tertres funéraires en forme de trou de serrure, dont les plus grands peuvent mesurer jusqu'à 400 m de long.

Le plus grand tombeau est celui de l'Empereur Nintoku à Sakai près d'Osaka, avec une longueur de 486 m, couvrant une superficie de 300.000 mètres carrés.

Ils sont généralement entourés d'un fossé , sauf si ils sont construits sur une colline. L'arrière du tumulus contient la chambre funéraire.

Au 6ème siècle , le tumulus de type Kofun ont cédé leur place à des tumulus ronds et carrés.

L'utilisation de tumulus a cessée peu à peu , soit par l'introduction du Bouddhisme au Japon (en 552 ou 538), ou avec l'établissement de la capitale à Nara par l'impératrice Gemmei (En 710). Par la suite, des tombes familiales ont été construites, avec la possibilité d'inhumer plusieurs personnes dans le même tombeau.

 

 

 

Funérailles médiévales Zen Soto

Au Japon, les funérailles de style Bouddhiste constituent aujourd'hui la grande majorité des funérailles et sont généralement réalisés suivant le rite Zen Soto.

Aujourd'hui, les rites funéraires de style Soto définissent le standard funéraire utilisé par les nombreuses écoles du bouddhisme japonais.

Le rite funéraire Zen est venu directement des rites funéraires chinois "Chan", qui ont été expliquées et détaillées dans le Ch'an-yuan ch'ing-kuei ("Les règlements pures du monastère Zen").

La principale différence entre les enterrements chinois de type "Ch'an" et les funérailles japonais de type Zen Soto, est que les moines japonais ne font aucune distinction entre les funérailles monastiques d'un moine ou d'un laïc. Les premiers laïcs Japonais à recevoir des funérailles Zen étaient les personnes de l'élite dirigeante qui avaient parrainé les activités des institutions Zen.

Un des premiers exemples de cette pratique, est celui du Régent" Hojo Tokimune", qui a reçu les rites funéraires monastiques en 1284, des mains du moine Chinois "ZuyanWuxue".

Pendant la période Soto médiévale, seul un faible pourcentage d'oraisons funèbres enregistrés, l'avaient été pour les membres de l'ordre monastique.

Les changements progressifs dans les rites funéraires de style Zen Soto n'ont pas été adoptées par son fondateur, "Dogen", mais sont venus plus tardivement, quand le maître Zen "Keizan" encouraga les moines zen à sortir dans la campagne et à fournir un service funéraire pour les laïcs.

L'investissement de Keizan à l'égard des funéraille,s a abouti à la construction de nombreux temples dans les zones rurales et à l'expansion progressive du Zen Soto dans tout le Japon.

 

 

Les rites funéraires au Japon comprennent une crémation du corps puis une mise en terre des cendres dans la tombe familiale.

Les pratiques funéraires sont empreintes des croyances religieuses dominantes au Japon : le Bouddhisme et le Shintoïsme. Juste après la mort, les proches procèdent au Matsugo no mizu (Matsugo no mizu, "L'eau du dernier moment ")  : ils humidifient les lèvres du mort dans le but que celui-ci renaisse (Réincarnation). Puis, ils disposent à côté du défunt, une table sur laquelle sont placés des fleurs, de l'encens et une bougie (Respectivement de la gauche vers la droite) : Makura-kazari (Makura-kazari, "Décoration de l'oreiller") .

Ces deux rituels se déroulent durant la veillée funébre (Tsuya, ou O-tsuya avec une marque de respect ) où les proches du défunt se réunissent ¨"Consolent" ce dernier car il est "Peu enclin à partir". Enfin un Juzu, chapelet Bouddhiste composé de 108 perles représentant les 108  Karma , est placé entre les mains du défunt : ainsi l'âme du mort va devoir renoncer aux désirs humains afin d'atteindre la vertu. Dans certain cas, la famille dispose un couteau sur la poitrine du mort, afin d'éloigner les mauvais esprits. Puis les proches déposent auprès du corps un sac rempli d'argent afin que l'âme du défunt puisse traverser le Sanzu-no-kawa, (Sanzu-no-kawa, "Fleuve de la mort"), situé entre le monde et des vivants et l'autre monde.

Les autorités sont ensuite prévenues du décès. C'est le fils ainé qui a la charge de l'organisation des obsèques. Il contacte un temple pour procéder aux rites religieux et choisir la date des obsèques. Le corps est lavé, puis habillé avec le Shinishozoku, (Shinishozoku, dont la traduction serait : un "Habit pour le voyage vers l'éternité"). Des soins de thanatopraxie peuvent être prodigués pour améliorer l'apparence physique du mort.

 

 

 

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